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Soirée d'intronisation au Panthéon 2010 PDF Imprimer Envoyer

L’intronisation au Panthéon de l’Air et de l’Espace du Québec 2010 sera présentée le 23 novembre prochain Dans le cadre de ses activités de préservation et de promotion du patrimoine aéronautique québécois, la Fondation Aérovision Québec s’affaire, encore une fois cette année, à l’organisation de la septième soirée d’intronisation du Panthéon de l’Air et de l’Espace du Québec.
Ainsi, le 23 novembre prochain, le Théâtre de la ville à Longueuil sera à nouveau l’hôte d’une cérémonie qui se veut chargée d’émotions et placée sous la présidence honoraire du président du conseil de Thalès Canada, M Pierre Jeanniot,
Cette cuvée 2010 du Panthéon de l’Air et de l’Espace du Québec se déroulera à la salle Jean-Louis Millette et accueillera tous ces pionniers qui ont contribué à faire de l’aéronautique québécoise ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Un hommage posthume sera également rendu aux pilotes défunts en présence de plusieurs membres de leur famille.

Et les lauréats sont …

Jacques Blouin (1936- ). Pilote et homme d’affaires de Sept-îles, il occupera successivement plusieurs emplois au sein de l’entreprise Les Ailes du Nord et ailleurs. Par la suite, il se tournera vers les hélicoptères en fondant, dans les années 70, les entreprises Sept-Îles Hélicoptères et Golfe Hélicoptères Services. En 1985, il fera l’acquisition de Héli Littoral qui, plus tard, sera absorbé par Viking Helicopters (une filiale de la compagnie Canadian Helicopters). M. Jacques Blouin en présidera le nouveau conseil d’administration. De 1986 à 1995, il siégera durant deux mandats au Tribunal de l’aviation civile. Récipiendaire de la Médaille de la Reine et du prix Roland G. Lefrançois, il sera décoré en 1991 par la multinationale Texas Aerospatiale en tant que pilote canadien ayant livré le plus grand nombre d’hélicoptères au Canada.

Marcel C. Dubuc (1894-1985). Natif de Montréal, il apprendra à piloter, en 1915, sur biplan Wright à l’école de la famille Stinson (son instructeur était la texane Marjorie Stinson). Le 18 décembre 1915, après seulement 3 H40 d’entraînement, il décrochera le brevet no 377 de l’Aero Club of America. Pilote d’hydravions au sein du Royal Naval Air Service britannique, il participera durant le Première Guerre mondiale à la patrouille anti-sous-marine et à la chasse aux zeppelins allemands. Il deviendra également l’un des premiers pilotes embarqués en servant durant la guerre 1914-1918 sur le porte-hydravions H.M.S. Engadine et le porte-avions H.M.S. Campania. Membre de la force de réserve dans les années 30, il deviendra le premier commandant de l’escadron 438 basé à Saint-Hubert (alors no. 18). Durant la Seconde Guerre mondiale, il commandera différents centres d’entraînement situés à Montréal, Saskatoon, Brandford et Saint-Hubert et ce tout en conservant son brevet de pilote naviguant.

Roland Ferguson (1928- ). Légendaire pilote de brousse de la Côte-Nord ( il est natif de Port Menier sur l’île d’Anticosti) il agira d’abord comme simple travailleur de chantier durant les années 30. Par la suite, il fera son entrée dans le domaine de l’aviation au cours des années 40 comme apprenti mécanicien et homme d’équipage pour les entreprises Canadian Pacific Air Lines et Les Ailes du Nord. D’abord mécanicien chez Hollinger Ungava Transport (1949), il deviendra pilote, en obtenant son brevet privé en 1951 et son pendant commercial l’année suivante. Il occupera la fonction de pilote pour l’entreprise Les Ailes du Nord de 1955 à 1959 et de 1969 à 1974. Dans l’intervalle, il occupera la fonction de chef pilote pour la compagnie Sept-Îles Air Services qui était alors la propriété des frères Blanchette. Et finalement, en 1974, Roland Ferguson, à qui on attribue un grand nombre d’évacuations médicales dans les pires conditions météorologiques, mettra sur pied la compagnie Air Brousse.

Frederick R. Kearns (1924-1987). Natif de Quyon au Québec, il se distinguera surtout durant la Seconde Guerre mondiale comme pilote de Spitfire en complétant 145 missions au sein de l’escadrille 443. Pendant ses études à l’Université McGill, il pilotera, comme réserviste, des appareils De Havilland Vampire appartenant à l’escadrille 401 alors basé à l’aéroport de Saint-Hubert. En 1949, il rejoindra l’entreprise Canadair de Saint-Laurent à titre de simple commis et gravira, par la suite, tous les échelons qui le mèneront jusqu’au rang de Président et de chef de la direction, un poste qu’il occupa de 1965 à 1983 (soit le plus long mandat à ce poste dans l’histoire de la Canadair). Durant cette période de récession économique et où les lucratifs contrats militaires se faisaient de plus en plus rares, Frederick R. Kearns travaillera d’arrache-pied pour maintenir Canadair en vie et assurer sa pérennité. Sous sa gouverne, plusieurs projets innovateurs seront alors mis en chantiers et permettront la mise au point d’appareils célèbres tels que le CL-41 Tutor, le bombardier d’eau CL-215, les appareils de reconnaissance CL-89 et 289 ainsi que le CL-600 Challenger.

Johnny May (1945 - ). Né à Kuujjuaq dans le nord du Québec d’un père blanc et d’une mère Inuit, Johnny May représente une source de fierté et d’inspiration pour l’ensemble de la communauté inuit. Pilote de brousse totalisant quelques 30 000 heures de vol, il fera ses débuts dans l’aviation en 1962 en obtenant son brevet de pilote privé en Pennsylvanie. Après une dizaine d’années de vol pour Saint-Félicien Air Services et d’autres opérateurs, il retournera à Kuujjuaq pour fonder, au milieu des années 70, sa propre entreprise: Johnny May’s Air Charters / Les nolisements aériens Johnny May (aujourd’hui propriété d’Air Inuit). Véritable légende vivante au Nunavik, il a littéralement ouvert les portes aux pilotes autochtones qui font aujourd’hui partie de la plupart des équipages d’Air Inuit. Depuis plus de 25 ans, Johnny May fait la joie des habitants de Kuujjuaq en larguant, le jour de Noël, bonbons et cadeaux du haut des airs aux commandes de son fidèle Beaver. Bref, un événement fort couru depuis plusieurs années et que personne (enfants comme adultes) ne veut manquer pour rien au monde !

Julie Payette (1963- ). Sélectionnée en 1992 parmi 5 330 candidats, elle est devenue en 1999 le deuxième astronaute québécois à se rendre dans l’espace à bord de vaisseaux désormais connus de tous. Ainsi, du 27 mai au 6 juin 1999, elle a pris part à la mission STS-96 qui prendra son envol à bord de la navette spatiale américaine Discovery. Dix ans plus tard, soit du 15 au 31 juillet 2009, elle sera encore de la partie en tant qu’ingénieure et membre d’équipage de la mission STS-127 qui prendra place à bord de la navette Endeavour. Au cours de ces deux missions, Julie Payette sera aux premières loges pour participer à la construction de la Station spatiale internationale et se fera remarquer avantageusement à titre de spécialiste en robotique. Mme Payette prouvera ainsi sa grande habileté en manipulant successivement et avec succès les trois bras robotisés spatiaux suivants: le Canadarm de la navette, le Canadarm-2 de la Station internationale et le bras du module japonais Kibo. Entre ses envolées spatiales, Julie Payette s’est à nouveau distinguée en occupant le poste de CAPCOM (CAPsule COMmunicator) au centre spatial de Houston.

Charles G. «Chubby» Power (1888-1968). Avocat et homme politique fédéral de Québec, (il est né à Sillery), il sera décoré de la Croix militaire durant la Première Guerre mondiale. Par la suite, il deviendra ministre canadien de la défense aérienne entre 1940 et 1944, et à ce titre, il saura renverser les objections des Britanniques en faveur de la création d’escadrons canadiens séparés de la Royal Air Force britannique. Il permettra ainsi la formation d’une escadrille composée exclusivement de pilotes canadien-français (425 Alouettes). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fera partie des principaux initiateurs du British Commonwealth Air Training Plan qui est ce gigantesque plan d’entraînement aérien qui permettra de former plus de 130 000 aviateurs en provenance de tous les pays membres du Commonwealth et qui constituera une contribution majeure du Canada à la victoire alliée. Grâce à un tel leadership et à l’ensemble de son effort de guerre sans faille, le Canada terminera ainsi la guerre en possédant la quatrième plus grosse force aérienne au monde. «Chubby» Power démissionnera de son poste de ministre en 1944 quand le premier ministre canadien Mackenzie-King reniera sa promesse de ne pas imposer la conscription dans la Province de Québec.

Le groupe des «Early Birds» québécois Expression américaine employée pour désigner tout aviateur ayant réussi au moins un vol solo avant la Première Guerre mondiale. Cinq Québécois sont connus pour l’avoir fait:

1.A.E. Forget (18??-19??). Présent au pageant aérien de Pointe-Claire de 1910 il occupera la fonction de reporter pour le compte d’un groupe d’investisseurs montréalais de l’aviation et se rendra en France pour apprendre à piloter de «drôles de machines volantes» à l’école Sommer. En janvier 1911, après «plusieurs vols très réussis» et «supérieurs aux exigences du brevet de pilote», il s’inscrira en 1911 comme pilote au pageant aérien du Parc Delorimier, à Montréal.

2. Percival H. Reid (1891-1938). Présent au pageant aérien de Pointe-Claire en 1910, il deviendra d’abord apprenti. Et entre 1911 et 1914, il s’attaquera à la construction de trois monoplans et d’un hydravion. Les activités de Reid et de ses amis donneront naissance à l’aéroport de Cartierville qui sera le premier du genre au Canada. Le 23 octobre 1912, Reid obtiendra de l’Aero Club of America la licence de pilote numéro 179.

3. Ernest Anctil (c.1888-19??). Aussi, présent au pageant aérien de Pointe-Claire en 1910 à titre d’apprenti il effectuera un stage de six mois à l’avionnerie Caudron en France. Par la suite, il participera à la mise au point des prototypes de Reid, en plus des siens. Il effectua plusieurs envolées en 1912 à partir de l’aéroport de Cartierville avec deux aéroplanes construits en collaboration avec le Suisse Gustave Pollien.

4. Frederick A. Wanklyn (1888-1969). Nommé officier au sein du Royal Flying Corps britannique, Frederick A. Wanklyn sera le premier québécois à obtenir un brevet de pilote accordé (le 3 septembre 1912) par le Royal Aero Club britannique. Premier et seul aviateur canadien à participer aux combats de 1914, il sera décoré de la Croix militaire et sera nommé commandant au sein de diverses escadrilles et bases d’aviation canadiennes. Par la suite, il deviendra, au cours des années 30, gérant général de la Pan American Airways à Nassau, aux Bahamas.

5. Jean-Marie Landry (1888-1956). D’abord mécanicien automobile originaire de Québec, il se rendra en France au printemps 1914 pour apprendre à piloter à l’école Blériot. Le 20 juin de la même année, il recevra ainsi des mains de Louis Blériot en personne le brevet numéro 1659 émis par la Fédération aéronautique internationale (F.A.I.). Après son retour à Québec, il volera pendant quelques années sur un Curtiss JN-4.

 

Bienvenue sur le site officiel de la Fondation Aérovision Québec.

Créée en 1991, la Fondation Aérovision Québec s’est donnée comme mandat de souligner la contribution exceptionnelle du Québec à la conquête aérienne en parrainant le projet d’un Musée et d’un Panthéon de l’Air et de l’Espace du Québec. Situé à Saint-Hubert (près de Montréal, Québec), le site sera consacré au patrimoine aéronautique québécois, de même qu’aux pionniers et héros de notre histoire aérienne. Nous espérons annoncer son ouverture dans un proche avenir.

Le mandat du Panthéon de l’Air et de l’Espace du Québec est d’honorer ceux et celles qui ont contribué de manière significative au développement de l’aéronautique ou de l’aérospatiale au Québec, ou qui, en raison de leurs accomplissements, ont apporté un honneur et une renommée au Québec.

Cet honneur vise principalement les Québécois et Québécoises, mais les autres Canadiens et étrangers ayant contribué à ce développement seront également pris en considération.

Tous les corps de métiers reliés à l’aviation ou à l’aérospatiale sont susceptibles d’être représentés au panthéon : personnel navigant, mécaniciens, ingénieurs, gestionnaires, etc. Le panthéon reconnaît autant les exploits civils, militaires, humanitaires qu’industriels.

Dans sa sélection de membres intronisés, le comité doit veiller à proposer un judicieux mélange d’honneurs posthumes et de récipiendaires toujours en vie.

Aux côtés des « incontournables » de l’histoire aérienne québécoise, le comité de sélection a aussi le mandat d’introniser dès les premières promotions (c’est-à-dire avant qu’il ne soit trop tard) les quelques pionniers de la première heure toujours vivants, mais au crépuscule de leur vie…

Notre Logo

Notre logo se distingue par la double représentation d’un aviateur et d’une aviatrice : monsieur Jean-Marie Landry, premier Québécois francophone à obtenir (dès 1914 en France) un brevet de pilote, accompagné de son épouse, née Hervina Bienvenue. Ce concept original illustre notre désir de souligner la contribution majeure de tous les Québécois et Québécoises au patrimoine aéronautique du Québec.

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Collaborateurs

La Fondation Aérovision Québec est un organisme sans but lucratif. À ce jour, nous comptons 300 membres amis, collaborateurs et partenaires. Son conseil d’administration est formé des membres bénévoles suivants :

Conseil d'administration                                          
Président Lucien Poirier
Vice-président David Lobjoie
Secrétaire Virginie Sarria
Trésorier Jacques Patenaude
Administrateurs  
Daniel Bourdage
Gilles Demers
Louis Émard
Richard Lapointe                 

Collaborateurs         
Collaborateurs                                 
André Bélisle Comptable         Sophie Joncas Comptable agréée  
Gilles Boulanger Conférencier J.E. Laframboise           Bibliothèque
Élodie Bourreau Site internet Hélène Lapointe        Correctrice
Normand Claveau Site internet Bruce McLeod Traduction
Pierre Drapeau Numérisation Jacques Melançon Conférencier
George A. Fuller Historien Jonathan Rivet Site Web
Paul Gagnon Conférencier Pierre Thiffault Historien/Panthéon
Jonathan Guernon Programmeur Lisette Valois Secrétariat
Fernand Henley Conférencier André Verret Conseiller
 
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