Albert Mah
2008

Pilote

Issu d’une famille chinoise, Al Mah est né en Colombie-Britannique (il a vécu brièvement en Chine à l’adolescence). À l’approche de la guerre, Mah se rendit en Californie pour apprendre à piloter mais fut ensuite refusé par l’Aviation royale canadienne à cause de ses origines. En 1941, il trouva un boulot d’instructeur civil à Edmonton, à l’école no. 2 du BCATP (British Commonwealth Air Training Plan) dirigée par le célèbre «Wop» May. En 1942, Mah fut transféré à l’école no. 8 de l’Ancienne-Lorette, opérée par Quebec Airways. Il s’établira par la suite à Montréal. En 1943, s’inquiétant pour sa famille restée en Chine, Mah se joignit à la China National Aviation Corporation. Ce groupe de volontaires (surnommés les «Flying Tigers») avait pour mission d’établir un pont aérien au-dessus de l’Himalaya en appui à la Chine envahie par le Japon. Sur cette route considérée comme la plus dangereuse au monde, Mah accomplit 420 missions de transport entre l’Inde et la Chine, pilotant des DC-3 et C-46 non pressurisés à près de 20 000 pieds d’altitude. Pour alléger la tension des vols, Mah jouait du saxophone sur la fréquence radio des équipages ! Marchant dans ses pas, son jeune frère Cedric pilota aussi sur cette ligne. En 1944, profitant d’un congé, Al Mah s’infiltra derrière les lignes japonaises et organisa l’évasion de sa sœur (prétendant être sourd-muet pour cacher le fait qu’il ne parlait pas chinois). En 1946, son avion s’écrasa lors d’un vol de routine entre North Bay et Montréal, entraînant pour Mah une fracture du crâne et deux jambes cassées. Au terme d’une convalescence de trois mois, Mah se joignit à la Central Air Transport Company, organisation appuyant les forces nationalistes chinoises. En 1949, Cedric et lui furent les derniers pilotes à quitter Shanghai avant la victoire des communistes.

En 1946, son avion s’écrasa lors d’un vol de routine entre North Bay et Montréal, entraînant une fracture du crâne et deux jambes cassées. Au terme d’une convalescence de trois mois, Mah se joignit à la Central Air Transport Company, organisation appuyant les forces nationalistes chinoises.

Mah s’impliqua à nouveau durant la guerre de Corée. À titre de vice-président de la National China Aviation Association, il recruta des pilotes et travailla à organiser deux escadrilles de chasse à Taiwan. Il forma aussi des pilotes de l’OTAN à Gimli, au Manitoba. Du côté civil, Mah vola dans le Grand Nord sur le projet de la DEW LINE et pour Hydro-Québec, durant la construction des barrages à la Baie James. Partenaire d’affaires de Tommy Wong (Won-Del Aviation), il fut aussi un instructeur très coté du Montreal Flying Club à Cartierville. Conversant aussi bien en anglais qu’en français avec ses élèves, Mah insistait toujours sur l’importance de faire une rigoureuse inspection avant-vol. De même, disait-il, «ne volez pas selon le livre, volez pour survivre… et fermez le cendrier avant de tenter quoi que ce soit d’extravagant». Un article daté de 1982 le décrivait encore comme chef-pilote d’un service aérien dans le Grand Nord.

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