Récipendaires
2024 - Claude Michaud
À 17 ans, Claude Michaud rêvait de devenir pilote. Un passionné incontesté des engins volants, Claude Michaud fut un personnage omniprésent à partir du moment où, en 1986, il décide d’acheter un hangar à l’aéroport de St-Hubert dont le seul locataire est une jeune compagnie de nolisement du nom d’AéroTaxi, dont il se porte acquéreur en 1988. Pilote d’avion depuis 1970 et d’hélicoptère à partir 1976, Claude Michaud est prédestiné à vivre de sa passion et à acquérir un nombre impressionnant d’aéronefs au fil des années, dont le plus connu est le Grumman G-44 Widgeon. Il décide de délaisser graduellement le nolisement pour la formation de pilote. Sous son leadership, AéroTaxi vit une croissance rapide. Après trois ans de travail ardu, Il crée le premier Collège (privé) d’enseignement supérieur de pilotes d’aéronefs (CESPA) en 1993, offrant des cours de pilotage, généraux et spécialisés, au tiers du prix courant à l’époque, rendant ainsi le métier de pilote accessible à la jeunesse québécoise. Le programme de pilotage bilingue offert par CESPA prend rapidement une dimension internationale. Le travail infatigable et les habiletés entrepreneuriales de Claude Michaud ont largement contribué au succès de CESPA.
Au-delà de ses responsabilités chez AéroTaxi/CESPA, Claude Michaud mettait ses talents, son énergie et ses ressources matérielles et financières à la promotion et la croissance de l’aviation au Québec. Il a participé à une quantité impressionnante d’activités promotionnelles mettant en vedette ses propres avions privés. Il a été directeur de l’Association canadienne de pilotes et propriétaires d’aéronefs (COPA) pendant plusieurs années. Il a aussi été un membre engagé de l’Association des aviateurs et pilotes de brousse du Québec (APBQ) et s’est impliqué intensément avec la Ligue des Cadets de l’Air du Canada. Enfin, il fut un membre influant du conseil consultatif du futur musée de l’Aviation à Saint Hubert et a offert son temps et ses moyens à la Fondation Aérovision Québec (FAQ) naissante. D’ailleurs, son Widgeon arborait le logo de la FAQ. Tous ceux qui l’ont connu se rappellent son omniprésence dans le secteur de l’aviation générale au Québec et son immense générosité.
Voler librement, sans contrainte, voilà ce qui passionne Claude Michaud. Il a façonné sa vie afin de pouvoir vivre sa passion et d’aider à tous les niveaux celles et ceux dédiés, comme lui, à favoriser l’essor de l’aviation au Québec.
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2024 -DelVal Simond
DelVal Simond a 20 ans lorsque la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne d’Adolf Hitler. Né Joseph Marie DelVal Obomsawin, il s’enrôle dans l’armée canadienne le 9 octobre 1940. Un moment tournant dans la jeune carrière militaire de DelVal se produit le 18 décembre 1942, lorsqu’il obtient sa commission d’officier et ses ailes de pilote d’avion. Le chef instructeur de la No. 14 Service Flying Training School écrit que DelVal possède un talent exceptionnel et qu’il est recommandé pour devenir officier de l’Aviation royale canadienne (ARC). C’est à partir de ce moment marquant que son rêve de devenir pilote d’avion en situation de combat prend forme.L’ARC a besoin d’instructeurs pilotes aux qualités supérieures reconnues que possède DelVal. Il débute ainsi sa carrière de pilote officier (P/O) à titre d’instructeur de vol au sein du Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB). Ces pilotes sont perçus comme les héros oubliés de la guerre. Cependant, dès juillet 1944, toujours animé de son ardent désir de poursuivre son service actif outre-mer, l’officier de bord (F/O) Simond débute une formation opérationnelle sur les bombardiers bimoteurs Wellington et puis le célèbre quadrimoteurs Lancaster. Enfin, le 6 mai 1945, armé de ses nouvelles qualifications et ayant atteint le grade de lieutenant d’aviation (F/L) DelVal Simond, reçoit son affectation à l’Escadron 425 en Angleterre, soit deux jours avant la victoire des alliés en Europe (Jour de la victoire en Europe).
Après la guerre, le F/L Simond est libéré du service actif malgré son ardent désir de poursuivre une carrière militaire, mais peine à réintégrer la vie civile. C’est ainsi que le 6 juillet 1951, DelVal Simond prend la décision de réintégrer le service régulier en tant qu’officier de l’ARC. DelVal termine sa carrière le 16 septembre 1964 à la Base des Forces canadiennes Bagotville. Fier de ses racines autochtones et de son appartenance francophone, DelVal Simond n’a jamais cessé de vouloir devenir pilote d’avion dans l’ARC et de se battre pour son pays. En temps de guerre et de paix, il a servi son pays avec honneur et intégrité, et n’a cessé d’être un exemple de leadership auprès des futurs pilotes et officiers de l’ARC. C’est avec fierté que le Prix de reconnaissance de la Fondation Aérovision Québec est décerné à titre posthume à Monsieur DelVal Simond.



